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COMPRENDRE LE SYNDROME DE CUSHING (PPID)

 

Diagnostiqué de plus en plus souvent, le syndrome de Cushing n’étonne plus. Il s’installe insidieusement, dérange inévitablement et évolue de façon variable selon les chevaux, tant dans les signes cliniques que la rapidité de dégradation. Si le vieillissement est le principal facteur de risques, nous allons voir qu’il n’est pas le seul. Immersion dans une pathologie connue, souvent incomprise !

 

SYNDROME DE CUSHING, C’EST QUOI AU JUSTE ?

Le syndrome de Cushing est une maladie d’origine endocrinienne, liée principalement au vieillissement. Fréquemment rencontrée chez les chevaux de plus de 20 ans, elle peut parfois atteindre plus exceptionnellement des animaux plus jeunes. Le diagnostic doit être posé précocement pour une prise en charge rapide, qui conditionnera la qualité de vie future des chevaux malades. Les signes cliniques sont multiples, certains sont repérables tandis que d’autres nécessitent une bonne connaissance et observation de son animal.

 

De son nom scientifique « Dysfonction de la Pars Intermedia de l'hypophyse » (ou PPID pour «Pituitary Pars Intermedia Dysfunction  »), cette affection relève donc initialement d’un dérèglement hormonal et d’un vieillissement avancé des cellules neuronales. L’hypothalamus et l’hypophyse sont deux glandes situées à la base du cerveau. Physiologiquement, l’hypothalamus contrôle entre autre, via à la sécrétion de dopamine, la production de diverses hormones libérées par l’hypophyse, ou plus particulièrement par son lobe intermédiaire (pars intermedia). Lors d’un syndrome de Cushing, on observe une dégénérescence de l’hypothalamus et en cascade, une production altérée de dopamine qui ne tient plus alors son rôle de régulateur. En conséquence, l’hypophyse se retrouve dérégulée et commence à produire une quantité excessive d’une hormone clé, l’ACTH (AdrenoCorticoTropic Hormone). L’ACTH a plusieurs rôles, dont celui de stimuler les glandes surrénales, et particulièrement la sécrétion de cortisol. Le cortisol est une hormone vitale et sécrétée naturellement selon un cycle biologique (appelé « cycle circadien ») ou dans d’autres situations métaboliques nécessitant son action. En effet, le cortisol influence de très nombreux systèmes dans l’organisme : le métabolisme du glucose, des protéines, des lipides, la régulation de l’immunité, la gestion du stress, la mobilisation de l’énergie,...

Mais quand sa production devient excessive et inappropriée à cause du dérèglement hypothalamo-hypophysaire qu’est le syndrome de Cushing, les perturbations deviennent elles aussi incontrôlables… voir schéma en bas de page 

RECONNAITRE UN CUSHING, QUELS SYMPTOMES ?

Les signes cliniques sont variables et nombreux, et accompagnés de perturbations de certains paramètres biologiques, permettant d’identifier la maladie de façon relativement fiable.  À un stade précoce, ils peuvent cependant être plus difficiles à déceler, laissant certains chevaux et propriétaires dans une incertitude médicale, tant ils ressemblent tout simplement à un processus normal de vieillissement. Un diagnostic rapide est pourtant important pour freiner la progression de la pathologie, et éviter des complications parfois gravissimes. Voici un résumé des signes importants :

 

Peau et phanères

  • Retard de mue ou mue incomplète lors des changements de saison

  • Pelage anormalement long (parfois frisé et pelucheux) en toute saison (hirsutisme)

  • Trouble de la régulation thermique (transpiration excessive)

  • Vitiligo, dermatoses, dartres, décoloration du pelage, kystes sébacés, aphtes/ulcères buccaux

  • Retard de cicatrisation des plaies

Poids et métabolisme

  •  Perte de poids inexpliquée et fonte musculaire profuse, notamment en région dorsale

  • Répartition anormale des graisses (chignon, arrière d’épaule, base de queue…)

  • Changements morphologiques rapides (abdomen dit « penduleux », aspect vieillissant)

  • Augmentation de la soif et, conjointement, de l'émission d'urine (polyurie/polydipsie)

  • Episodes récurrents d’abcès, fourmilières et de fourbure, indépendamment de l’alimentation

Forme générale & Immunité

  • Baisse de performance ou d’activité spontanée

  • Comportement léthargique, fatigue, dépression

  • Immunité fragilisée, vulnérabilité aux infections (cutanées, oculaires, dentaires/sinusales, respiratoires, infections froides type piroplasmoses …) et au parasitisme chronique

  • Baisse de la fertilité 

Activité cérébrale et vasculaire

  • Perturbations neurologiques : ataxie, agressivité, peur panique inexpliquée, perte de vision,…

  • Troubles cardio vasculaires (AVC, fragilités cardiaques…)

 Appareil locomoteur

  • Dégénérescence tendineuse et ligamentaire, parfois un relâchement brutal de ligament suspenseur du boulet

  • Atteintes ostéo articulaires progressant rapidement (ostéoporose, décalcification de P3…)

Système digestif

  • Coliques sourdes, avec un transit fluctuant (alternance diarrhées/constipation)

  • Ulcères gastriques et gastralgies

Au niveau biologique (tests sanguins diagnostics effectués par le vétérinaire)

  • Augmentation considérable de l’ACTH

  • Non systématique : anémie non ferriprive, leucocytose neutrophilique, augmentation de la cortisolémie, de la glycémie et de l’insulinémie à jeun

 

 

QUID DES SOLUTIONS et TRAITEMENTS ?

 

Heureusement, une molécule a été identifiée comme ayant des effets régulateurs notables sur cette affection, le pergolide. Ce médicament (Pergolife ou Prascend ND) est un agoniste puissant des récepteurs à la dopamine, autrement dit, il induit une action analogue à la dopamine, dont, rappelons-nous,  la sécrétion régule la production d’ACTH par l’hypophyse (voir schéma page 1). Actuellement, c’est le traitement de choix pour les chevaux atteints du syndrome de Cushing, bien que certaines autres molécules aient été utilisées avec moins de succès dans les dernières décennies. Administré quotidiennement et à vie, ce médicament n’a pas vocation à guérir cette affection qui est par définition dégénérative, donc vouée à l’aggravation. Il permet cependant d’améliorer clairement la qualité de vie du cheval, en limitant la sévérité des signes cliniques et l’évolution trop rapide de la maladie. Il est nécessaire de faire un suivi régulier avec un vétérinaire (évolution clinique et biologique via dosage du taux d’ACTH), car la réponse thérapeutique est variable selon chaque animal, et le traitement peut devoir être ajusté ou réajusté.

 

Il est déjà rassurant d’avoir accès à un traitement efficace et relativement bien toléré, bien qu’il ne soit pas dénué d’effets secondaires (léthargie, dépression, états convulsifs, anorexie parfois sévère,…). Cependant, il ne faut pas négliger tous les autres aspects de la prise en charge d’un cheval atteint, en passant bien évidemment par une gestion rigoureuse de l’environnement (et par la même du parasitisme), de l’alimentation (qui se doit d’être adaptée aux troubles métaboliques éventuels de l’animal), aux soins dentaires, au suivi régulier des pieds, et à tous les soins de confort qui peuvent améliorer la qualité de vie (tonte, …).

Côté soins alternatifs, la phytothérapie constitue une aide précieuse, et diverses préparations sont disponibles sur le marché, avec une efficacité variable selon la composition qualitative et quantitative.  Par exemple, certaines plantes ont été identifiées comme ayant une action équilibrante puissante sur le système endocrinien, comme le gattilier (Vitex Agnus Castus). D’autres participent davantage à réguler l’ensemble des systèmes mis à l’épreuve dans cette pathologie (plantes immuno fortifiantes, revitalisantes, adaptogènes…).

A un stade précoce de la maladie ou lorsque les symptômes ne sont pas trop invalidants, il peut être intéressant de débuter par ce type de soin naturel. Cependant, et comme dans bien d’autres cas pathologiques, il n’est pas inévitablement nécessaire de faire un choix entre une thérapie naturelle et un traitement allopathique comme le pergolide. Il existe des compléments qui peuvent parfaitement s’associer et compléter le traitement médical, sans soucis d’interactions malheureuses.

Par précaution, parlez-en toujours avec votre vétérinaire !

QUELQUES RETOURS D’EXPERIENCE AVEC PHYTO SENIOR

 

Par Vanessa R.

« J’utilise depuis plusieurs années le PHYTO SENIOR pour ma jument Komptine, 28 ans et atteinte du syndrome de Cushing.

Grâce au PHYTO SENIOR et aux précieux conseils d’Emilie, Komptine reste stable et continue de profiter d’une vie confortable et épanouie. Bien qu’elle soit sous Prascend, nous n’avons pas eu à augmenter les doses, les plantes semblant contribuer à maintenir son équilibre au quotidien.

Aujourd’hui, Komptine présente un beau poil, conserve un poids stable et ne montre aucun signe d’abattement ou de dépression. Je suis convaincue que cette qualité de vie est le résultat d’une prise en charge globale associant la gestion alimentaire, le PHYTO SENIOR, des séances complémentaires de shiatsu et tout l’amour que nous lui apportons chaque jour. »

Je suis très reconnaissante d’avoir trouvé des solutions naturelles qui accompagnent efficacement ma jument dans son vieillissement et lui permettent de profiter pleinement de sa retraite.

 

 

Par Pascale F.

« Mon cheval est un DSA longiligne de 26 ans cette année…Il y a 3 ans, il a subi une brutale perte d’état pour laquelle j’ai interpellé le vétérinaire. Diagnostic : un petit cushing « à 20 » était en train de s’installer…La vétérinaire m’a donné le feu vert pour le gérer par une méthode naturelle. J’en informe alors Emilie, qui suivait déjà deux de mes chevaux séniors pour de l’arthrose. Elle m’a recommandé sa préparation PHYTO SENIOR que mon cheval prend désormais toute l’année avec un suivi régulier. Il a bien repris de l’état et n’a plus jamais eu de perte de poids ou de baisse de forme, et chaque week-end, il sort en promenade ! Depuis, je n’ai pas ressenti le besoin de le refaire tester, puisqu’il ne présente aucun symptôme préoccupant. »

 

 

 Par Charlène S.

« Cela fait plusieurs années que je fais confiance à Emilie pour mes juments.

C’est tout naturellement que je me suis tournée vers elle lorsque le vétérinaire a diagnostiqué le syndrome de Cushing à Lola, ma ponette. Avant de commencer le PHYTO SENIOR, elle faisait régulièrement des crises e fourbure et avait un retard de mue au moment des beaux jours.

Aujourd’hui, ma ponette a 27ans et elle est en pleine forme grâce au suivi régulier d’Emilie. »

 

 Merci mille fois à elles trois pour leur confiance et le temps consacré à relater leur expérience !

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